Turkmenistan

Turkmenistan – un parfum d’aventure

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(brut de fonderie, désolé pour les nombreuses fautes et maladresses)

Premier jour – 27/ 11 / 2018

La neige tombée hier, a fondu, au moins sur les routes. Une fois la batterie rentrée prudemment dans la chambre d’hôtel pour la nuit réinstallée sur Utopia, elle démarre sans problème. Le temps de fixer les bagages et je pars. J’ai 5 jours de visa à date fixe : du 27 novembre au 1 décembre.

J’aborde cette étape avec une certaine curiosité : le Turkménistan, l’ultime pays d’asie centrale qui soit encore sous le joug d’une administration « soviétisante ». le Turkmenistan, que certain surnomme la Corée du Nord de l’Asie centrale. Les récits qu’en ont fait les quelques rares voyageurs qui ont pu s’y rendre sont bien souvent peu engageants, tel celui-ci : https://cloetclem.fr/visiter-le-turkmenistan-visa-transit-coree-du-nord-asie-centrale

Le topo que j’en ai eu lorsque j’ai décidé de le traverser a été le suivant :

  • Extrême difficulté pour avoir le visa et impossibilité d’avoir autre chose qu’un visa de transit de 3 à 5 jours.
  • A la frontière, un GPS traceur est fixé sur le véhicule, permettant ainsi aux autorités de savoir où vous êtes à tous moments
  • Interdiction absolue de s’écarter du chemin pré-défini pour le transit : lors de la demande de visa, on doit indiquer la frontière d’entrée et celle de sortie. On doit impérativement rester sur la route qui mène de l’une à l’autre.
  • Il est certes possible d’obtenir un visa touristique, mais cela nécessite de passer par une agence qui va planifier le voyage pour vous, et vous serez accompagné d’un guide en permanence.
  • Les photos et vidéos sont très contrôlées et bien souvent interdites.

Voilà… le cadre est posé, je sais à quoi m’attendre… il ne me reste plus qu’à y aller…

Mais avant tout, je dois dire que pour ce qui concerne le visa, je n’ai pas eu trop de mal en fait. La procédure s’est révélée assez simple bien qu’un peu longue (15 jours d’attente). Il est toutefois possible de faire la demande dans un consulat et de retirer le visa dans un autre. Il suffit de le préciser lors de la demande. Du reste, le personnel a qui j’ai eu à faire était plutôt sympa. Mais je sais que l’obtention de ce fameux visa semble tenir de la loterie. J’ai entendu parler d’une famille entière pour qui le visa avait été accepté… sauf pour le père. Légende ou réalité, je l’ignore.

27 Novembre 2018 – fin de matinée – Passage de la frontière

Du côté Uzbeck aucun problème, si ce n’est que, lorsque je veux ressortir de l’autre côté, le garde qui effectue l’ultime contrôle me dit que j’ai oublié un tampon. Il me faut retourner dans les bureaux afin d’obtenir le sésame. Cela mis à part, les douaniers sont vraiment sympa comme sur presque toutes les frontières jusqu’à présent. Mais il est vrai que les procédures sont souvent complexes, héritage des temps soviétiques.

Un dernier salut, un dernier sourire et je quitte le territoire Uzbeck et me dirige vers le poste frontière Turkmène…

J’entre dans le bâtiment avec la même attitude que j’adopte depuis des années à toutes les douanes du monde : un grand sourire aux lèvres et un air un peu naïf. Cela désarme bien souvent les douaniers les plus revêches. Un vieil homme, plutôt affable m’accueille. Il me prend la température et m’aide à remplir le formulaire d’entrée. Une fois fait, commence le labyrinthe administratif…

Le premier douanier est conforme à mon attente : froid et distant. Il vérifie mon passeport puis me tend un papier et me dit d’aller m’acquitter d’une taxe de 10 dollars au guichet à côté.

En fait de guichet, il faudrait plutôt parler de lucarne. Je toque sur la fenêtre. Une femme, plutôt avenante au demeurant, ouvre. Je lui tends le papier. Elle remplit elle-même un papier, me le tend pour signature et me réclame 14 dollars : 10 dollars de taxe et 4 dollars de commission bancaire… ce qui vient d’ajouter aux 50 dollars de visa, soit 64 dollars au total.

Une fois fait, je retourne vers le premier douanier, et lui tend le papier que l’on vient de me donner…il me rend mon passeport et me dit d’aller aux guichets suivants.

La suite est à la fois plus agréable et plus corsée. Plus agréable, parce que les autres douaniers se montrent plutôt sympa. Plus corsée, parce qu’aucun d’entre eux ne parle anglais, contrairement au premier.

A ce second guichet, ils sont trois, chacun avec un tampon rien que pour dédouaner la moto. Le premier rempli un formulaire spécifique sur lequel sont indiqués :

  • Les taxes que je vais devoir acquitter.
  • Des informations relatives à ma personne et à la moto
  • Le trajet que je suis censé suivre soigneusement tracée au stylo-bille.

Une fois fait, il me dit d’aller acquitter les taxes auprès de la banque.

Je retourne donc toquer à la lucarne. La jeune femme ouvre de nouveau. Je me penche vers elle avec un grand sourire, de ce sourire que l’on a lorsque l’on retrouve une vieille connaissance. Je dois avoir l’air comique parce qu’elle sourit elle-même un bref instant comme malgré elle.

Comme précédemment, je lui tends le papier. Mais cette fois, elle en remplit elle-même, non pas un mais cinq ou six autres qu’elle me demande de signer, puis me demande 84 dollars. Etrange, il me semblait avoir lu 64 dollars :

  • 1 dollars pour la désinfection du véhicule – virtuelle la désinfection !!
  • 15 dollars pour « entrée et le transit de la moto »
  • 28 de « compensation du cout du fuel  »
  • 15 dollars d’assurance
  • 5 dollars de « processing document »

Même en comptant la commission de la banque, cela me semble beaucoup, mais bon c’est l’inflation… et les banques sont partout les mêmes n’est-il pas vrai ? J’espère simplement qu’il n’y aura plus d’autres taxes parce que cette fois j’en suis à 50 (visa) + 14 + 84 = 148 dollars rien que pour entrer sur le territoire Turkmène pour 5 jours…cela commence à faire cher.

Je retourne donc à mon second guichet où mes trois douaniers tamponnent alors ma feuille chacun leur tour avec leurs tampons respectifs. Je ne puis m’empêcher de sourire en me remémorant une vieille blague : pourquoi les agents du KGB vont toujours pas trois ? l’un sait écrire, le second lire et le troisième est là pour contrôler ces deux dangereux intellectuels…

Un quatrième ou plutôt cinquième douanier se présente à moi (en fait, non j’en ai oublié 3 autres qui avaient simplement contrôlés mes papiers entre le premier et les 3 autres… donc si je compte bien : le papy qui m’a pris la température + premier douanier, + 3 + 3 + 1 : je suis déjà passé devant 9 douaniers !).

Le neuvième douanier donc remplit un autre formulaire qu’il me tend en disant : « Ten Days ! » Etonné, je lui réponds : « no, five days ». Il répète : « Ten days ! ».

Il ne reste plus que la formalité de contrôle des bagages. Avant de quitter Je demande où je peux changer de l’argent. Les douaniers me répondent : à la prochaine ville Kounia-Ourguench.

J’ai certes rempli à raz bord les 43 litres du réservoir d’Utopia avant de passer la douane mais je déteste être sans argent dans un pays. En général, il y a toujours moyen de changer un minimum à la frontière. Mais cela ne semble pas être le cas ici.

Je prends la route vers Kounia sans argent mais avec à priori une autorisation de séjour de 10 jours au lieu des 5 initiaux et personne n’a posé de GPS sur ma moto contrairement à ce qui m’avait été indiqué… Que vais-je bien pouvoir faire de ces dix jours ? Même sans GPS, il ne me semble pas trop indiqué de m’écarter trop de la route indiqué sur le papier qui m’a été remis… cela c’est que me dit l’ange sur mon épaule droite. Mais le diablotin sur l’épaule gauche me souffle : « t’es libre mec ! »

Arrivée à la ville de Kounia-Ourguench.

Première priorité : trouver un hôtel. Maps.me, l’application que j’utilise depuis plusieurs mois, en indique deux. Je vais au premier. Hormis les avenues principales, les rues sont boueuses. Cela et les sonorités proches du Turc me ramènent 45 ans en arrière. Des souvenirs affluent.

Arrivé à l’emplacement ou est censé être l’hôtel : rien. Des voisins sortent : un vieil homme, un jeune et un peu en retrait, une jeune femme. Je leur demande « Hôtel ». L’avantage de ce mot c’est qu’il est international ou presque. Ils me font comprendre que c’est fermé. Toujours par le langage des signes (c’est fou ce que l’on peut faire comprendre à quelqu’un rien qu’avec des signes au final), je demande où je peux dormir. La jeune femme s’adresse au vieil homme avec un petit mouvement de tête vers la maison qui me fait penser qu’elle lui dit que je pourrais dormir chez eux. Le vieil homme semble hésiter. Il me demande d’où je viens. Français. Il hésite encore. Je préfère ne pas insister malgré l’envie de voir de quelle manière ils vivent. Mais la réputation du régime en place, me font craindre qu’ils n’aient des problèmes une fois que je serai parti. Dans le doute, je m’abstiens et les remercies.

Je me rends à l’endroit où est censé se trouver le second hôtel mais je ne vois rien et cette fois pas de voisin pour me renseigner. Qu’à cela ne tienne, il me suffira de m’éloigner un peu et je pourrais planter ma tente. Mais avant, il me faut trouver de l’argent afin de prendre un repas et d’avoir de quoi nourrir Utopia le moment venu. Et là, mes applications GPS demeurent muette : Aucun ATM ni banque ne semblent exister. Quand les moyens modernes font défauts, une seule solution : revenir aux anciennes méthodes : Aller au centre-ville et demander !!

Sur le bord de la route un jeune me fait signe. Je m’arrête. Il parle quelques mots d’anglais. Je saute sur l’occasion et lui demande où je peux changer de l’argent. Il me fait signe de le suivre et m’amène à une banque. Je lui propose de m’attendre pour prendre un verre. Il décline. Manque de temps ou peur d’être vu avec un étranger ? je me pose la question sans en avoir la réponse.

Las ! Cette banque ne pratique pas le change. Il me faut aller à la banque du Turkménistan ! Après moult demandes à des passants, je finis par la trouver. J’imaginais un imposant édifice. Mais non, la banque du Turkménistan à Kounia n’est qu’un tout petit bâtiment décrépi pourvu d’une porte minuscule munie d’un œillet, à laquelle il faut frapper. Le gardien ouvre. L’homme semble au départ suspicieux mais très vite il se met en 4 pour m’aider. La banque est fermée. Il essaye de négocier auprès des préposés mais en vain. Je lui fais comprendre que j’ai faim. Il engage la conversation avec un 3ème homme qui me fait signe de la suivre et me conduit à un autre bâtiment en me désignant une porte d’acier assez austère. J’ouvre… miracle un restaurant.

Je demande en Turc une soupe et un coca et me fait confirmer que je peux payer en dollars. Miracle, on me comprend ! Et en moins de 10 mn, je me retrouve devant une de ces délicieuses soupes, moitié pot au feu dont je raffole. Il en faut parfois peu pour rendre un voyageur heureux : une soupe et un endroit sympa où planter sa tente. Pour l’endroit, je ne sais pas encore mais pour la soupe, je ne boude pas mon plaisir.  J’en suis à ma seconde (soupe ! faut suivre ! ) quand un homme m’aborde en me faisant comprendre qu’il ne parle pas anglais. Sur un papier, il marque 14 dollars et le mot « order ». Un peu désolé, je le regarde un peu hébété. Je ne comprends goutte à ce qu’il dit mais il a l’air vraiment sympa. Sur le papier il écrit cette fois : 15/20 mn et fait des grands signes. OK donc, quelqu’un va venir d’ici 15/20 mn c’est cela ? Et je dois attendre ? Ma foi, pourquoi pas. Je n’ai rien d’autre à faire en dehors de manger ma soupe et je suis curieux de comprendre. 15 mn plus tard, je vois arriver avec surprise la préposée de la banque à qui j’avais arraché un sourire à la douane. Elle m’explique qu’elle a fait une erreur : elle m’a compté la location d’un GPS, ce qui n’était pas utile puisqu’on ne m’en a posé aucun sur la moto. Elle vient pour me rembourser et reprendre le papier correspondant.

Comment m’ont-ils retrouvé ?… that is the question ! Cela faisait à peine 10 mn que j’étais dans ce restaurant lorsque l’homme m’a abordé. Kounia n’est certes pas une grande ville mais tout de même …. Mais puisqu’ils sont là, autant en profiter : je leur demande où je peux dormir.

Ils me conduisent vers un bâtiment fermé (qui correspond au second point GPS en fait mais l’absence de signalisation et le fait que j’étais arrivé dans la rue adjacente me l’avait fait rater) et sans autre indication : juste un numéro de téléphone pour prévenir le gardien. Un jeune prénommé Murat, se présente 5 mn après et m’ouvre « l’hôtel ». La chambre est toute rose, l’hôtel complétement vide et décrépi mais il y a un lit, des WC et surtout de l’eau chaude. Je me douche, puis me couche. Les murs roses de ma chambre me ramènent à ceux, jaunes, qui avait vu ma convalescence au Maroc il y a 14 ans. En m’endormant ce soir-là, j’ai enfin l’impression de sentir le doux effluve de l’aventure. Cette aventure qui me manquait depuis le début de ce voyage.

Deuxième jour – 28 novembre 2018.

Le matin j’essaye en vain de trouver à changer de l’argent au marché noir. J’ai réussi à obtenir quelques informations intéressantes : au cours officiel, le dollar vaut 3,5 manat environ. Au marché noir, le cours serait aux alentours de 1 pour 15… une sacrée différence. Mais à chaque fois que j’essaye de savoir où je pourrai m’adresser, j’obtiens la même réponse un peu effrayée : « non, ce n’est pas possible ».

Dépité, je me résous à retourner à la banque. Non sans hésitation, je décide de changer 100 dollars. Je préfère perdre un peu d’argent que de me retrouver sans liquide sur moi. Puis je prends la direction de Darvaza. Je veux à tout prix, voir les fameuses « portes de l’enfer » : un cratère, ou plutôt un affaissement de terrain qui s’est ouvert au début des années 70 suite à un forage par les soviétiques. Croyant pouvoir éliminer le gaz qui s’en échappait, ils décidèrent d’y mettre le feu… lequel brûle encore de nos jours, plus de 40 ans après.

Le début de la route s’annonce difficile : une mauvaise piste, tantôt goudron, tantôt boue plutôt glissante. A ce rythme, il va me falloir deux jours pour rallier Darvaza à 300 km au Sud.

Devant moi : le désert de Karakoum. Je l’imagine assez bien fournaise l’été. Dans l’immédiat, il y fait plutôt glacial. Je fais une petite chute en voulant aller sur un magnifique nouveau pont 4 voies jeté sur une rivière. J’ai de la chance, une des rares voitures à circuler passe à ce moment-là. Ils m’aident à relever la moto et finalement la partie boue ne dure que 70 km et laisse place ensuite à un goudron qui va de mauvais à assez bon par endroit. Il permet de soutenir un bon 100 km/h sans problème et j’arrive le soir à Darvaza.

Deux jeunes, Suleyman et Sardal, sont en train de préparer un repas à côté d’une yourte. Nous discutons un peu du prix et je décide de poser mes affaires pour deux jours à la chaleur de leur poêle à bois.

Un peu plus tard, près du cratère, je fais la connaissance d’un jeune couple de Français voyageant avec leurs deux enfants en camping-car. La douane leur a attribué une autorisation de séjour de … 3 semaines. Cette histoire me paraît de plus en plus étrange mais je chasse vite cette pensée de ma tête.

Troisième jour – 29 novembre 2018.

La journée se passe en lecture et rêveries. Je fais quelques tours de magies à Suleyman et Sardal bientôt rejoint par un troisième comparse.  Dans l’après-midi, un autre touriste, un italien, Manuel, arrive à pied : il a fait de l’auto-stop (cela est une pratique courante au Turkménistan) depuis Achgabat et fait donc le trajet en sens inverse de moi.

Le soir, on refait le monde devant le cratère durant plus de deux heures.

Il me donne quelques informations précieuses et en particulier l’endroit où je pourrai changer de l’argent à Achgabat : le marché russe.

Quatrième jour – 30 novembre 2018

Le lendemain quand je me lève il est déjà parti. La journée est maussade et glaciale. Utopia pour la seconde fois ne veut pas démarrer : la batterie est à plat. Je la demonte et la rentre afin de la réchauffer. Deux heures plus tard, je peux démarrer Utopia sans problème mais je renonce à partir ce jour-là. Le soir, je suis le seul touriste à admirer le fabuleux spectacle du cratère.

 

Cinquième jour – Samedi 1 décembre 2018

Mon visa de 5 jours se termine aujourd’hui… mais à priori, j’ai 10 jours…. enfin… je crois… peut-être

Je pars tôt le matin sous un beau soleil glacial. La route est correcte et je file à 120 km/h. Hélas le temps se couvre quelques kilomètres avant d’arriver à Achgabat et c’est sous la pluie que j’y arrive.

J’hésite : Soit, je joue la prudence et je passe la frontière, distante d’une petite trentaine de kilomètres, immédiatement…. Soit je joue ma chance …dilemme …mais, mais … tout de même dommage de ne pas voir cette ville sous le soleil et je sais que lundi il devrait y faire beau. Par ailleurs, il y a cet hôtel, le Sofitel, dont m’avait parlé un ami il y a longtemps…. Je suis curieux de le voir. Enfin, il y a le fameux cheval Turkmène, l’Akhal-Teke, à la robe dorée, le lévrier des steppes… dommage de passer sans essayer d’en voir quelques-uns de visu…

Je décide d’aller au Sofitel, désormais rebaptisé Oguzkent Hôtel et j’y prends une chambre. Très cher pour mon budget de voyageur au long cours mais une fois de temps en temps, pourquoi ne pas se faire plaisir. En fait, je l’apprendrai plus tard, la technique est de changer des dollars au marché noir et de payer en manat. A condition qu’ils acceptent ce qui n’est pas gagné d’avance mais en étant convaincant il paraît que c’est possible. Mais cela, je ne l’apprendrai que le lendemain .. trop tard…

L’hôtel est conforme à la description que l’on m’en avait faite : d’un luxe incroyable. Tout en marbre, 15 étages, 14 suites présidentielles de 300 m2 chacune, toutes originales et uniques, deux restaurants haut de gamme : le premier au rez-de-chaussée propose des plats de cuisine locale traditionnelle et le second de la haute cuisine française au 15eme étage. Un spa, une piscine et une salle de sport viennent compléter le tout. Mais le plus incroyable dans tout cela, est que l’hôtel me semble complètement VIDE. Hormis le personnel, pléthorique lui, je ne vois personne.

Sixième jour – Dimanche 2 décembre 2018.

Au petit déjeuner, je m’aperçois avec soulagement que je ne suis pas le seul client. Non pas qu’il y ait foule et en clair, il semble que moins de 10 % des chambres ne soient occupées, mais au moins je ne suis pas le seul. Et ce sont des Français de surcroit, travaillant pour Bouygues qui a négocié avec le gouvernement Turkmène des contrats de constructions de plusieurs milliards de dollars. C’est entre autre Bouygues qui a construit l’hôtel dans lequel je me trouve et plusieurs de ses collaborateurs y sont logés lors de leur arrivé en attendant d’avoir une place dans leur base vie.  Je passerai cette journée à discuter et à aller d’étonnements en interrogations…

A suivre ….

Prochain épisode :

  • « Achgabat, la capitale de marbre blanc »…

Le cratère de l’enfer.

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1 Comment

  • Reply mobylette rollers 10 décembre 2018 at 17 h 24 min

    Génial ! 🙂

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